Logiciel de prospection B2B : que fait-il exactement ?
Mis à jour le 19 septembre 2026
La réponse
Un logiciel de prospection B2B fait quatre choses : il cible (définir qui vous voulez atteindre : secteur, zone, taille), il source (aller chercher les entreprises qui correspondent dans une base), il enrichit (retrouver leurs coordonnées professionnelles) et il qualifie (les classer pour savoir qui contacter d’abord). Tout ce qui vient après — écrire, envoyer, relancer, suivre l’affaire — relève d’autres outils : séquenceur d’e-mails, CRM. En France, la matière première de ces quatre fonctions est publique : le répertoire SIRENE de l’INSEE pour les entreprises, le BODACC et les marchés publics pour les événements, le site officiel de chaque entreprise pour ses coordonnées.
Les quatre fonctions, dans l’ordre
Elles s’enchaînent, et chacune détermine la suivante. Un ciblage flou produit un sourcing bruité, qu’aucun enrichissement ne rattrape.
- Ciblage : traduire « les artisans du bâtiment de ma région » en critères manipulables — un ou plusieurs codes NAF, des départements, une tranche d’effectif, parfois une ancienneté.
- Sourcing : ramener les établissements correspondants depuis une base d’entreprises. En France, c’est SIRENE, mis à jour chaque mois par l’INSEE.
- Enrichissement : retrouver le site officiel, l’adresse générique et le téléphone publiés. SIRENE ne les contient pas : il faut aller les chercher, entreprise par entreprise.
- Qualification : donner un ordre. Un score, des signaux publics (création récente, annonce au BODACC, marché public attribué), et de quoi ouvrir la conversation.
Ce qu’un logiciel de prospection n’est pas
Trois catégories voisines sont régulièrement confondues avec celle-ci, et le malentendu coûte cher au moment de l’achat.
- Ce n’est pas un outil d’envoi. Un séquenceur envoie et relance ; il ne sait pas qui contacter. Les deux se branchent l’un sur l’autre, généralement par un export CSV.
- Ce n’est pas un CRM. Le CRM suit ce qui se passe après le premier contact. Il part de prospects déjà identifiés.
- Ce n’est pas une base de données juridiques. Consulter les comptes et les dirigeants d’une entreprise donnée est un autre métier — voir le comparatif avec Pappers.
Les cinq questions à poser avant d’acheter
Elles se posent en démonstration, et les réponses vagues sont des réponses.
- D’où viennent les données ? Un éditeur qui ne nomme pas ses sources vous laisse la responsabilité de leur origine.
- Les entreprises en diffusion partielle sont-elles exclues ? Une entreprise sur dix environ a demandé à l’INSEE que ses données ne soient pas diffusées (art. R123-232-1 du code de commerce). Les prospecter sur cette base n’est pas permis.
- Quel rendement réel, mesuré, sur des entreprises fraîches ? Le nombre de fiches qui obtiennent effectivement un site ou un contact est le seul chiffre qui compte. Demandez la date et la méthode de mesure.
- Les contacts sont-ils nominatifs ou génériques ? Un e-mail contact@ et un e-mail prenom.nom@ ne relèvent pas du même régime au regard du RGPD — voir prospection par e-mail et RGPD.
- Peut-on tout exporter ? Un fichier que vous ne pouvez pas sortir en CSV est un fichier que vous louez.
Ce que fait Findingbase
Findingbase couvre les quatre fonctions et s’arrête là : il ne rédige pas vos campagnes et n’envoie rien. Le ciblage se fait par code NAF, département, région et tranche d’effectif ; le sourcing vient de SIRENE, diffusions partielles écartées d’office ; l’enrichissement ne retient que les coordonnées publiées par l’entreprise elle-même — site vérifié contre le numéro SIREN, adresse générique, téléphone de standard ; la qualification produit un score de 0 à 100 calculé sur nos serveurs, complété sur les offres payantes par une explication et une accroche rédigées par IA. Tout s’exporte en CSV.
Le rendement est mesuré et publié plutôt qu’annoncé : sur des entreprises fraîchement sourcées en métropole, environ trois fiches sur dix obtiennent un site vérifié et une sur quatre une adresse e-mail ou un téléphone direct ; outre-mer, où les petites entreprises publient beaucoup moins, comptez environ une sur vingt. C’est pourquoi un enrichissement n’est décompté que lorsqu’il aboutit.
Les chiffres, au 1er septembre 2026
- Établissements actifs
- 14 084 862
- en diffusion ouverte
- Sièges d’entreprise
- 12 554 787
- soit autant d’entreprises
- Codes NAF renseignés
- 729
- sur 732 sous-classes
- Créations sur 12 mois
- 1 231 740
- stable par rapport aux douze mois précédents
Détail par activité sur les 732 codes NAF, par territoire sur les pages départementales, et les évolutions dans l’observatoire.
Source : INSEE, répertoire SIRENE, stock des établissements au 1er septembre 2026 (data.gouv.fr, Licence Ouverte 2.0). Établissements actifs en diffusion ouverte, par activité principale (NAF rév. 2) et commune d’implantation ; traitement Findingbase, mis à jour chaque mois. Les tranches d’effectif sont celles déclarées dans SIRENE et peuvent dater de plusieurs années.
Ce que coûte Findingbase
Veille est gratuite : 10 entreprises sourcées et scorées par mois, une veille hebdomadaire et 5 enrichissements de bienvenue, sans carte bancaire. Solo coûte 9 € le premier mois puis 39 € par mois pour 300 leads enrichis et qualifiés ; Pro 99 € par mois pour 1 500 leads et 3 sièges. Sans engagement en mensuel, TVA non applicable. Le détail des offres.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un logiciel de prospection et un CRM ?
Le logiciel de prospection trouve des entreprises à contacter et les classe ; le CRM suit ce qui se passe une fois le contact établi — échanges, opportunités, relances, chiffre d’affaires. Le premier alimente le second, généralement par un export CSV ou une intégration.
Est-il légal de prospecter des entreprises trouvées dans une base publique ?
Oui, sous conditions : l’offre doit être en rapport avec l’activité du destinataire, l’expéditeur clairement identifié, et chaque message doit permettre de s’opposer simplement aux envois suivants. C’est la position de la CNIL pour la prospection entre professionnels. Les entreprises en diffusion partielle dans SIRENE doivent être écartées.
Combien coûte un logiciel de prospection B2B en France ?
Les offres d’entrée de gamme du marché français démarrent autour de quelques dizaines d’euros par mois et par utilisateur, généralement avec un quota de fiches ou de crédits d’enrichissement. Les grilles relevées outil par outil figurent dans nos comparatifs, avec la date du relevé.
Faut-il des compétences techniques pour s’en servir ?
Non pour l’usage courant : on décrit sa cible, on choisit une zone, on obtient une liste. Une API ou un accès au stock SIRENE brut suppose en revanche des compétences techniques — c’est un autre usage, décrit dans notre page sur la base de données des entreprises françaises.
Pour aller plus loin
Essayer un logiciel de prospection B2B sans carte bancaire
L’offre Veille est gratuite : 10 entreprises sourcées et scorées par mois, une veille hebdomadaire et 5 enrichissements de bienvenue. De quoi vérifier le rendement sur votre propre cible avant de payer quoi que ce soit.
Les autres questions qu’on nous pose
- Prospecter des entreprises françaises : quelles sources, quelles règles
- Base de données des entreprises françaises : que contient SIRENE ?
- Fichier de prospection B2B : acheter, louer, ou le générer ?
- Trouver des entreprises par code NAF
- Obtenir une liste d’entreprises par département
- Trouver des prospects B2B en France
- Alternative à Societeinfo et Pappers : laquelle pour prospecter ?