Prospecter des entreprises françaises : quelles sources, quelles règles

Mis à jour le 19 septembre 2026

La réponse

En France, prospecter des entreprises ne suppose pas d’acheter un fichier : les données sont publiques. Le répertoire SIRENE de l’INSEE recense tous les établissements actifs avec leur activité (code NAF), leur adresse, leur taille et leur date de création ; le BODACC publie les événements de la vie des sociétés ; les données essentielles de la commande publique signalent les marchés attribués. Ce qui manque à SIRENE — l’e-mail et le téléphone — se trouve sur le site officiel de chaque entreprise. Le cadre est celui de la CNIL pour la prospection entre professionnels : offre en rapport avec le métier, expéditeur identifié, opposition possible à tout moment.

Les trois sources publiques qui comptent

  • SIRENE (INSEE), publié chaque mois en open data sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte 2.0 : l’identité, l’activité, l’adresse, la tranche d’effectif et la date de création de chaque établissement. C’est la seule base qui couvre réellement les très petites entreprises françaises.
  • Le BODACC : immatriculations, cessions, changements de dirigeant, procédures collectives. Un événement au BODACC est un motif d’appel bien plus solide qu’un secteur d’activité.
  • Les données essentielles de la commande publique : les marchés attribués, donc les entreprises qui viennent de gagner un contrat et vont dépenser.

Pourquoi un outil international couvre mal la France

Les grandes plateformes de prospection construisent leur base à partir des profils professionnels en ligne et des sites d’entreprise. Ce modèle fonctionne pour une entreprise de cinquante salariés avec un service marketing ; il s’effondre sur une entreprise de trois personnes qui n’a ni profil, ni page équipe, ni service communication — c’est-à-dire l’immense majorité du tissu économique français.

Le second écart est juridique : ces plateformes livrent des contacts nominatifs, qui sont des données personnelles. Une adresse générique publiée par l’entreprise pour être utilisée ne relève pas du même régime. Le détail se trouve dans notre page sur la prospection par e-mail et le RGPD.

Ce que la CNIL autorise entre professionnels

Un professionnel peut être démarché sans avoir donné son consentement préalable, à trois conditions : l’offre est en rapport avec son activité, l’expéditeur est clairement identifié, et il peut s’opposer simplement et gratuitement aux messages suivants. Les adresses génériques d’une personne morale (contact@, accueil@) ne sont pas soumises aux règles applicables aux personnes physiques ; les adresses nominatives le sont.

Deux exclusions sont systématiques et non négociables : les entreprises en diffusion partielle dans SIRENE, qui ont demandé que leurs données ne soient pas diffusées, et celles qui vous ont déjà demandé de ne plus les contacter.

L’outre-mer, un cas à part

La Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion et Mayotte comptent des dizaines de milliers d’établissements actifs, mais leurs entreprises publient beaucoup moins en ligne : le taux de coordonnées retrouvées y tombe à environ une fiche sur vingt, contre une sur quatre en métropole. Un outil qui annonce le même rendement partout ne l’a pas mesuré. Le détail par territoire figure dans prospecter outre-mer.

Le rendement qu’on peut réellement attendre

Mesuré le 6 septembre 2026 sur 200 entreprises fraîchement sourcées en métropole (conseil, informatique, plomberie, commerce ; Gironde, Rhône, Paris, Loire-Atlantique) : trois fiches sur dix obtiennent un site vérifié contre le numéro SIREN, et une sur quatre une adresse e-mail ou un téléphone direct. Ces chiffres sont bas, et c’est normal : une partie des très petites entreprises françaises n’a aucune présence en ligne. Un éditeur qui annonce 90 % de contacts ne parle pas de la même population.

Les départements les plus fournis

Établissements actifs en diffusion ouverte au 1er septembre 2026.

Tous les départements

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Questions fréquentes

Où trouver la liste des entreprises françaises gratuitement ?

L’INSEE publie chaque mois le stock SIRENE complet sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte : environ 2,9 Go compressés pour les établissements. L’API « Recherche d’entreprises » de l’État permet aussi des recherches ciblées sans clé. Ni l’un ni l’autre ne contient d’e-mail ou de téléphone.

Peut-on prospecter les entreprises d’outre-mer de la même façon ?

Le cadre juridique est identique, mais le rendement est très différent : environ une fiche sur vingt obtient des coordonnées, contre une sur quatre en métropole, parce que les petites entreprises ultramarines publient moins en ligne. Le téléphone y reste plus efficace que l’e-mail.

Qu’est-ce que la diffusion partielle dans SIRENE ?

C’est le droit, pour une entreprise, de demander à l’INSEE que ses données d’immatriculation ne soient pas diffusées publiquement. Ces établissements existent dans la base mais ne doivent pas être utilisés pour de la prospection. Findingbase les écarte à la source, avant même qu’ils n’entrent dans vos leads.

Un outil français est-il obligatoire pour prospecter en France ?

Non, mais la couverture et le régime des données diffèrent. Un outil bâti sur SIRENE voit toutes les entreprises actives, y compris celles qui n’ont aucune présence en ligne ; un outil bâti sur les profils professionnels ne voit que celles qui en ont un.

Pour aller plus loin

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